« SANCHEZ ETAIT UN VRAI CLIENT ! | Page d'accueil | LOGIQUE RESPECTEE SUR LE CLM »

10.08.2008

LONGO PARTAIT QUASIMENT PERDANTE

En étant incapable de frotter au sein du peloton, Jeannie Longo-Ciprelli a perdu beaucoup de force en roulant devant le peloton puis deux mètres derrière celui-ci. De plus, elle n’a plus la « giclette » d’antan et n’a pu faire la différence à la pédale. Elle ne pouvait donc, avec ces conditions météorologiques dantesques, espérer faire vraiment mieux que sa 24eme place finale.

 

Globalement, on a vu une course plaisante avec beaucoup de mouvements même si les attaques n’étaient pas assez franches pour pouvoir faire la différence. En fait, c’est souvent le cas dans les courses féminines : soit les participantes ne roulent pas et le peloton reste groupé, soit lorsqu’elles veulent attaquer, leurs offensives ne sont pas assez nettes pour faire la différence. L’écrémage se fait donc juste par l’arrière. Et les conditions climatiques n’ont fait qu’accentuer ce phénomène. La pluie semblait vraiment cinglante. Les épreuves de tir à l’arc et de tennis ont d’ailleurs été interrompues en raison de ce temps calamiteux, ce qui n’est malheureusement pas possible avec le vélo.

 

Dès l’arrivée sur le circuit final, on a pu voir les Russes à l’offensive avec Natalia Boyarskaya. Déjà, peu de temps avant, Alexandra Burchenkova avait pris la poudre d’escampette durant quelques kilomètres. Cette course d’usure des Russes en faveur de Yulia Martisova a montré que, même avec seulement trois coureuses, il y avait la possibilité de courir en équipe. Chose que n’ont pas su faire les Françaises que l’on a jamais vu toutes ensembles dans le peloton à l’inverse des Américaines, des Italiennes ou des Allemandes qui ont semblé soudées. Cette science de la course en équipe a manqué aux Françaises. En même temps, cela n’est pas facile quand on sait que Jeannie Longo-Ciprelli avait effectué sa préparation olympique de son côté, avait loué sa propre chambre d’hôtel…

 

La seule attaque tranchante est venue de Tatiana Guderzo qui est sortie du peloton de façon très intelligente, à une dizaine de kilomètres de l’arrivée, alors que beaucoup d’adversaires étaient proches de la rupture suite à une longue accélération de Jeannie Longo. L’Italienne a ensuite basculé seule dans la descente avant d’être rejointe par quatre filles dont l’une des favorites, la Britannique Nicole Cooke. Ces dernières ont profité de la fatigue générale de leurs adversaires pour décamper et sans doute que l’on s’est un peu trop regardé à ce moment-là dans le peloton. Toujours est-il que l’Allemande Judith Arndt s’est retrouvée bien seule à travailler en tête du peloton pour revenir sur le groupe des cinq. D’ailleurs, la Néerlandaise Marianne Vos, qui a gagné le sprint du peloton pour la sixième place, doit encore regretter de ne pas avoir eu d’équipières dans le groupe de tête.

 

Du côté de la performance des Françaises, on peut être légèrement déçu. On savait Jeannie Longo peu à l’aise sous la pluie et elle nous l’a montré une nouvelle fois. Elle a couru en tête du peloton puis deux mètres derrière le peloton pour éviter les chutes, ce qui lui a fait perdre beaucoup d’énergie. Elle partait donc quasiment perdante. Au contraire, Maryline Salvetat et Christel Ferrier-Bruneau ont souvent été aperçues dans les 10 premières positions. Malgré la présence des trois tricolores dans le groupe de tête, aucune d’elle n’a pu prendre part à la bonne échappée. Au final, Christel Ferrier-Bruneau et Maryline Salvetat ont respectivement pris les 13eme et 14eme places, ce qui correspond assez bien aux valeurs des Françaises sur la scène internationale.

 

Pour le contre-la-montre mercredi, mon favori est le Suisse Fabian Cancellara chez les hommes et je pense que la victoire chez les femmes se jouera entre Marianne Vos, Judith Arndt et l’Américaine Kristin Armstrong, que l’on a vu en difficulté aujourd’hui, tout comme la championne olympique d’Athènes, l’Australienne Sara Carrigan. Pour revenir au peloton masculin, l’Américain David Zabriskie ne semble pas au mieux pour pouvoir prétendre au podium olympique. Par contre, l’Allemand Stefan Schumacher a toutes les chances de monter sur le podium mais il n’inquiètera pas, à mon avis, le double champion du monde. Enfin, le Colombien Santiago Botero peut créer la « surprise » (malheureusement) tandis que Cadel Evans ou Denis Menchov seront à surveiller.

22:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

Botero ne vaut pas la peine qu'on parle de lui !!!

S'il est sur le podium = beau coup de pied à la lutte anti-dopage !

Ecrit par : forzadami17 | 11.08.2008

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.